Duo à 2

Archive for septembre, 2009

Concert à Puycelci

by on sept.26, 2009, under Concerts

La soirée du 25 septembre au Roc Café, à Puycelci, était l’une de ces soirées comme on les aime. D’abord, il faut dire que ce lieu a quelque chose d’authentique et de décontracté qui fait qu’on s’y sent tout de suite à l’aise. Ensuite, Frédéric, le responsable, avait également invité un duo de guitaristes, « De père en Fils », qui proposait une musique très complémentaire par rapport à la nôtre : jazz manouche, bossa, flamenco, etc. Des types non seulement sympa mais aussi d’excellents instrumentistes.

La soirée s’est donc déroulée en alternance : 30 minutes avec eux, 30 minutes avec nous.

Bref, tout ça s’est fini assez tard par un « boeuf » (improvisation) où on a joué tous les quatre avec également l’aide d’une personne du public ayant apporté sa guitare ! Et justement, le public à Puycelci, on l’adore : ils savent profiter de la soirée, de l’ambiance tout en écoutant et en participant. De quoi donner des ailes aux musiciens.

Des lieux comme le Roc Café doivent être encouragés car ils font vivre la musique et savent vous accueillir et vous mettre à l’aise. Éteignez vite votre télé, sortez et allez passer votre soirée dans la vraie vie, dans un vrai lieu comme le Roc Café un soir de musique vivante !

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Consultant

by on sept.02, 2009, under Opinion

C’est la rentrée. On entre à nouveau. L’entrée toujours recommencée. C’est par là. This way, please. A ce propos, ne vous vexez pas mais on ne dit pas « re-rentrer ». Je m’adresse ici tout particulièrement aux entraîneurs de rugby notoirement coutumiers de cette expression, qui, à l’instar du Barbarian, est effectivement un barbarisme s’ajoutant à un pléonasme. Je cite en exagérant même pas un peu : « Seb, eh SEB ! A la première mêlée qui se relève, repère bien le groin du pilar d’en face ; après, quand tu re-rentres, tu l’agenouilles. »

Les commentateurs sportifs ne sont pas en reste. Plus exactement les « consultants », neuf fois sur neuf d’anciens sportifs dits « de haut niveau » reconvertis dans les radios ou les télés à la recherche d’un nom qui a marqué les mémoires, et, si possible, quelques buts. Un consultant est quelqu’un que l’on consulte, un peu comme chez le toubib. Sauf que les honoraires du consultant dépassent très légèrement ceux du preneur de tension. Est-ce une injustice ? Le consultant, lui, sait de quoi dont il parle. N’en lui voulons pas si la langue qu’il pratique micro ouvert comme pendant les pauses publicitaires nourricières s’écarte régulièrement du chemin académique tracé dans les classes de soutien individualisé de français, entre le CE1 et la 3ème professionnelle.

Soyons francs. Le sportif ne peut atteindre le haut niveau dans toutes les sphères. On lui apprend à se servir de sa tête, OK, mais pour expédier le ballon au fond des filets (à défaut, dézinguer un rital irrespectueux en finale de Coupe du Monde) ; pour ce faire, l’intérieur doit rester stable, avec un minimum d’intensité électro-magnétique. Un sportif qui pense hypothèque gravement sa carrière. Au moment de tirer un pénalty, Ribéry ou Malouda calculent-ils la trajectoire du ballon dûe à sa possible résistance dans l’air, s’interrogent-ils sur la teneur des vociférations du clan d’en face faisant ouvertement allusion à leurs pratiques sexuelles ?

Non. Simplement, comme tout sportif de haut niveau qu’il est, il choisit un côté. S’il hésite trop, il a de fortes chances de tirer sur la barre, ou pire, directement dans les bras du goal, qui, par superstition, garde toujours dans son sac, à côté de sa bouteille d’eau vitaminée indétectable et de ses gants double-adhérence, le « Qu’est-ce qu’une chose ? » de Martin Heidegger chez Presses Pocket.

Je me garderai bien de mettre tous les consultants dans la même musette. Luis Fernandez, qui bosse chez RMC avant d’aller piger sur Orange Sport, a fait beaucoup de progrès dans son maniement de la syntaxe, et son vocabulaire atteint désormais les 500 mots ; ça suffit largement. Je ne parlerai pas de Daniel Herrero, le Che toulonnais aux cheveux blancs et au bandeau rouge dont le style flamboyant nous fait vibrer à chaque match du Quinze de France. Cet homme n’est pas un consultant, c’est un poète. Le Nougaro des mauls, le Baudelaire du cadrage-débordement. Dire que ce type-là jouait talonneur. A tous les coups il devait emporter de quoi bouquiner dans les mêlées. « Crouch, touch, pause, engage… »

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