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	<title>Duo à 2 &#187; Phil</title>
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	<description>Le blog du groupe Duo à 2. Reprises revisitées des Beatles et chansons originales.</description>
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		<title>Mites de table</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Oct 2011 16:13:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Phil</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[Il paraît que si on tape n’importe quoi dans un moteur de recherche sur Internet, on tombe forcément sur quelque chose. Il est quasiment impossible de tomber sur rien. Et en plus de ça, où que ce soit où vous tombez, on vous donne toutes les explications nécessaires pour résoudre votre problème, même si vous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong></strong>Il paraît que si on tape n’importe quoi dans un moteur de recherche sur Internet, on tombe forcément sur quelque chose. Il est quasiment impossible de tomber sur rien. Et en plus de ça, où que ce soit où vous tombez, on vous donne toutes les explications nécessaires pour résoudre votre problème, même si vous n’en avez pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne prendrai qu’un seul exemple : les mites de table. Qui parmi nous n’a jamais eu la sensation étrange et vaguement désagréable d’être observé(e)? Par quelqu’un d’embusqué derrière un objet ou un mur, voire même pas embusqué du tout ? Pratiquement personne. C’est presque pareil pour les mites de table. Un jour vous ouvrez un paquet de coquillettes ou de farine complète bio dans le placard de la cuisine et paf ! une saloperie de mite s’est fourrée à l’intérieur ! Des fois il y en a même dans des bocaux en verre hermétiques recouverts par un bouchon en liège. La mite doit s’y glisser juste au moment où on a le dos tourné. Une fois infestés, les lieux ne pourront retrouver leur sérénité alimentaire qu’après des traitements de cheval, des périodes sombres où l’on devra laisser agir des désinfectants puissants uniquement délivrés après autorisation préfectorale ou commandés sous un faux nom dans des officines d’ex-pays de l’Est. C’est l’enfer.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur Internet, il suffit de se balader sur les forums consacrés à cette question délicate pour obtenir gratos quelques tuyaux qui peuvent nous changer la vie. Il paraît que si on laisse une décoction à base de pisse d’âne dans les endroits contamités, le problème est résolu en 22 heures. Mais attention, il faut de la vraie pisse d’âne, la bière habituelle de Leader n’est d’aucun secours. On peut facilement trouver un propriétaire d’âne pas trop loin de chez soi. Fastoche, sur Internet, pardi.</p>
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		<title>Remplacement</title>
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		<pubDate>Wed, 25 May 2011 17:27:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Phil</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout musicien qui se respecte, professionnel ou mauvais – non je déconne, il y a aussi des musiciens professionnels mauvais – a, un jour ou l’autre, fait un remplacement. Un « rempla », dans le jargon du milieu. Ça commence par le coup de fil d’un pote qui joue du même jambon ou de la même [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Tout musicien qui se respecte, professionnel ou mauvais – non je déconne, il y a aussi des musiciens professionnels mauvais – a, un jour ou l’autre, fait un remplacement. Un « <em>rempla</em> », dans le jargon du milieu. Ça commence par le coup de fil d’un pote qui joue du même jambon ou de la même saucisse que vous et qui vous bredouille un truc du style : <em>« Hé mec, t’es pas libre le 12 ? On a un plan avec l’orchestre mais je peux vraiment pas l’assurer : ce soir-là ma frangine se marie avec mon meilleur ami, je dois me faire opérer d’un kyste à l’omoplate et c’est le dernier épisode de la saison 8 de Desperate Assholes. » </em></p>
<p style="text-align: justify;">Si vous acceptez, il peut arriver qu’il vous passe son classeur de bal avec les grilles, juste pour vous éviter de jouer avec l’ampli éteint. Pour les batteurs c’est plus délicat. Quoique. Le plus souvent vous découvrez le programme lors de la balance : mdr ! vous connaissez que dalle mais c’est pas grave, vous en profitez pour partager un aligot avec de vieux pirates balochards que vous aviez perdu de vue depuis des lustres.</p>
<p style="text-align: justify;">Un remplacement, <em>a priori</em>, c’est ça : vous prenez la place de quelqu’un d’autre, là où il aurait dû normalement se trouver. Vous faites, en gros, ce qu’il aurait dû faire. Après, c’est fini, le patron vous file le cacheton prévu, vous tape dans le dos et vous demande votre numéro de portable. Et à la prochaine Simone !</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les radars au bord des routes, le terme « <em>remplacement</em> » suscite un tantinet plus d’interrogations. On serait même quasiment perplexe. En effet, selon les autorités, dont le discours me fait irrémédiablement penser à Hamilton – pas le pilote de F1, le photographe porté sur les nymphettes, pour son côté flou – les panneaux avertissant les automobilistes qu’ils doivent bientôt freiner sec seraient finalement « <em>remplacés</em> » par des radars pédagogiques. Du genre : ta vitesse s’affiche avec un smiley qui fait la gueule et on peut lire dessous : « <em>Désolé, vous perdez 28 points sur votre permis</em>. » Sauf que, et c’est là que le bât blesse, il se trouve complètement <strong>ailleurs</strong> que le panneau avertisseur. En fait c’est un remplacement avec, inclus dedans et pour un prix légèrement plus élevé, un <strong>déplacement</strong> ! Tout est dans le préfixe.</p>
<p style="text-align: justify;">On apprend les préfixes dès l’école primaire, cet endroit où, à la rentrée prochaine, on ne remplacera pas les instits qui partent en retraite.</p>
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		<title>Révoltation!</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Jan 2011 20:39:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Phil</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[Camille (16 ans) entre dans la salle 105 en traînant les pieds, la tête basse et l’air renfrogné. « ça va ? » hasardé-je alors qu’elle se dirige nonchalamment vers sa place près de la fenêtre. « Non, m’sieur, ça va pas. Y en a marre, on est en révoltation ! » Le mot est lâché. Ceci n’est ni une révolte, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Camille (16 ans) entre dans la salle 105 en traînant les pieds, la tête basse et l’air renfrogné<em>. « ça va ? »</em> hasardé-je alors qu’elle se dirige nonchalamment vers sa place près de la fenêtre<em>. « Non, m’sieur, ça va pas. Y en a marre, on est en révoltation ! »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le mot est lâché. Ceci n’est ni une révolte, ni une révolution, <em>sire</em>, c’est une <strong><em>révoltation</em></strong>. Et c’est déjà dans la tête; pour le reste, faut voir. Le déplacement, l’organisation matérielle, l’expression <em>de visu</em> pour ne pas dire <em>de facto</em>, tout le binz reste à construire. Mais le germe pointe à travers la moquette. La sève monte dans les canalisations. Le grain de sable a quitté la grève et se dirige inexorablement vers la machine. Nul ne sait exactement quand il l’atteindra. Ce jour-là, comme disait Mermet, <em>la merde aura touché le ventilateur.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Tiens, si un jour je fonde un parti politique, je l’appellerai « <em>Révoltation</em> ». Le programme est tout dans le titre, ainsi que dans l’ascenseur. Il est d’ailleurs en train d’être lu par le technicien de surface réduite et mobile. Il monte et il descend. De la base au sommet et visse vers ça. Démocratie populaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>(Jingle harmonica)</em> Albert Raisner est mort. <em>Damned</em>. Pendant ce temps, comme si de rien n’était, la tournée des <em>idoles</em> se poursuit. Dans les salles surchauffées, les déambulateurs s’entrechoquent, les charentaises tournent au bout des cannes lorsque s’allument les projecteurs. Des voix s’élèvent comme une plainte. Des gaines <em>Playtex</em> série <em>Collector</em> et des petites culottes en pilou jaillissent des premiers rangs pour atterrir au pied des prompteurs, aussitôt évacuées par le service d’ordre dans de grands sacs en plastique. On pulvérise du désinfectant que certains prennent pour des générateurs de fumée. La sono crache <em>« Let’s Twist Again »,</em> quelques danseurs sous Parkinane s’écroulent au premier déhanchement, ces prothèses c’est de la merde. Une vedette dont le nom a fait la page 27 de <em>Salut Les Copains</em> de novembre 61 se démène comme si elle était pénétrée de l’ectoplasme de Clo-Clo. Elle chante en play-back mais personne ne l’a prévenue. Au niveau des joues, le lifting est tout près de péter. Un photographe a fait trois pas en arrière. Devant les musiciens, quatre Clodasses (des Clodettes ayant dépassé l’âge mûr) se trémoussent dans leur short jaune fluo et font des moulinets avec leurs avant-bras. Le SMUR est sur les dents. La semaine dernière à Croucy-en-Vauxois les urgences ont explosé. <em>« Bang Bang ! »</em></p>
<p style="text-align: justify;">En 2010 la réforme des retraites a été adoptée, de même qu’un petit laotien par Laetitia et Johnny. Qui va remonter sur scène en 2011. <em>« Les gens m’appellent l’idole des jeunes… »</em> <strong><em>Révoltation !!!</em></strong></p>
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		<title>C&#8217;est bientôt Noël: offrez-vous un livre!</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Nov 2010 10:28:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Phil</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tentative d'humour]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous b’là veaux. Critique de la déraison pure. Du genre Doubs-dingue, ce « roman tarabiscoté », selon les propres termes de l’auteur, nous transporte – que dis-je, nous téléporte – dans une quatrième dimension, à l’instar de la célèbre série TV  génialement fantastique créée par Rod Sterling au début des sixties. Sauf qu’ici elle serait comme qui dirait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.duoa2.com/wp-content/uploads/2010/11/noeud.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-533" title="le noeud" src="http://www.duoa2.com/wp-content/uploads/2010/11/noeud-210x300.jpg" alt="" width="210" height="300" /></a><em>Nous b’là veaux</em>. Critique de la déraison pure. Du genre Doubs-dingue, ce « roman tarabiscoté », selon les propres termes de l’auteur, nous transporte – que dis-je, nous téléporte – dans une quatrième dimension, à l’instar de la célèbre série TV  génialement fantastique créée par Rod Sterling au début des sixties. Sauf qu’ici elle serait comme qui dirait repeinte par un Mel Brooks franc-comtois. Dès les premières lignes on se retrouve – avant de se reperdre – sur le nœud initial jointant Cervantès et Gotlib : le héros se nomme Don Marcel, aventurier comico-cosmique, astro-cowboy déjanté qui se réjouit de faire le plein dans le vide. Soupe primitive (Liebig Bang). Space-apéro. Grog and groles. Rythme and bouses.</p>
<p>Il y a là-dedans énormément de choses, et pas simplement du Pérec. Des morceaux de Vian, du Jarry d’agneau, des quenelles de Queneau, et tant d’autres amuse-gueule qui vous flinguent les zygomatiques-Dac à contretemps du sens. Au cas où on aurait du mal à visualiser les univers perpendiculaires maladroitement empruntés par ces pieds nickelés du continuum spatio-temporel, quelques schémas explicatifs éclosent çà et là au fil du récit, vachement bien torchés. Quant à la numérotation des chapitres, je vous dis pas, c’est carrément l’anarchie après la virgule.  Un vrai régal. Graougre !</p>
<p>Disponible sur le site de l’auteur, <a href="http://textu.free.fr/index.php">ici</a>.</p>
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		<title>2010!</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Dec 2009 16:16:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Phil</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[2010 ! Putaragne, ça y est ! On a dépassé la science-fiction ! Le futur est déjà derrière ! L’an 2000 et son cortège de voitures volantes et de bugs fantasmatiques s’effacent grave, plus has-been que jamais ; la nouvelle décennie s’annonce, très numérique, déjà mystique, épidémique, voire épistémique, un truc qui pourrait vouloir dire que les gourous de mauvais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>2010 ! Putaragne, ça y est ! On a dépassé la science-fiction ! Le futur est déjà derrière ! L’an 2000 et son cortège de voitures volantes et de bugs fantasmatiques s’effacent grave, plus <em>has-been</em> que jamais ; la nouvelle décennie s’annonce, très numérique, déjà mystique, épidémique, voire épistémique, un truc qui pourrait vouloir dire que les gourous de mauvais augure et alors là je vais mettre le correcteur orthographique vu que le mot « augure » me questionne méchamment le bulbe. Féminin ou masculin ? Singulier ou pluriel ? Fromage ou dessert ? Mon style dérape et mes paroles s’inscrivent derechef sur le papier virtuel, refusant de revenir en arrière. Pas de « flashback ».</p>
<p>Quoique. Quand j’étais ado, j’aimais bien la SF. Asimov, Bradbury, Ballard, Arthur C.Clarke, dont un roman venait d’être adapté sur grand écran par Stanley Kubrick. Le film débutait par dix bonnes minutes de silence, et on restait scotché sur son siège de velours rouge inconfortable et couinant, fasciné par des paysages fantastiques figurant l’aube de l’humanité. Aujourd’hui Stan pourrait toujours se gratter pour trouver le moindre producteur ! Au bout de quarante secondes de toundra préhistorique fouettée par les vents, les spectateurs éventuels auraient quitté la salle.</p>
<p>L’année phare de cette décennie sera sans nul doute 2012. En effet, non seulement le calendrier maya a prévu un alignement des planètes alors que moi je viens juste de me faire aligner pour absence de ticket parcmètre, mais en plus de ça les pôles vont s’inverser, ce qui aura pour conséquence directe que les boussoles indiqueront le sud et que les gens et les choses risquent fort d’être un tantinet secoués. Les ondes magnétiques foldingues et migratoires pourraient s’attaquer aux appareils électroniques, du coup les portables sonneraient n’importe quand, même éteints. Les cartes bleues deviendraient aussi utiles qu’une boîte de Viagra dans un harem. Bonjour la panique. Les gens du sud auraient dans leurs yeux le bleu qui manque à leur décor, et là ça ne rime plus du tout. On partirait en vacances dans le nord en écoutant nord-radio. Une bonne partie de la population serait carrément à l’ouest, à savoir les franc-comtois et les alsaciens, la cuisine orientale nous viendrait des Etats-Unis, et ça n’est pas une bonne nouvelle. Tout ça finirait par nous donner mal à l’ouestomac et la Nautamine serait en rupture de stock.</p>
<p>Sans parler des éruptions volcaniques, Clermont-Ferrand rayé de la carte, des tremblements de terre, tsunamis, cyclones, pluies torrentielles et tornades que Monsieur Propre à côté c’est de la pisse de zébu. A mon avis, mais je peux me tromper, l’humanité va en prendre un sacré coup le jour de la fin du monde. Et puis le lendemain, faudra tout remettre en ordre.</p>
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		<title>Consultant</title>
		<link>http://www.duoa2.com/2009/09/consultant/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Sep 2009 13:11:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Phil</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est la rentrée. On entre à nouveau. L’entrée toujours recommencée. C’est par là. This way, please. A ce propos, ne vous vexez pas mais on ne dit pas « re-rentrer ». Je m’adresse ici tout particulièrement aux entraîneurs de rugby notoirement coutumiers de cette expression, qui, à l’instar du Barbarian, est effectivement un barbarisme s’ajoutant à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est la rentrée. On entre à nouveau. L’entrée toujours recommencée. C’est par là. <em>This way, please.</em> A ce propos, ne vous vexez pas mais on ne dit pas « <em>re-rentrer</em> ». Je m’adresse ici tout particulièrement aux entraîneurs de rugby notoirement coutumiers de cette expression, qui, à l’instar du <em>Barbarian</em>, est effectivement un barbarisme s’ajoutant à un pléonasme. Je cite en exagérant même pas un peu : <em>« Seb, eh SEB ! A la première mêlée qui se relève, repère bien le groin du pilar d’en face ; après, quand tu <strong>re-rentres</strong>, tu l’agenouilles. »</em></p>
<p>Les commentateurs sportifs ne sont pas en reste. Plus exactement les « <em>consultants</em> », neuf fois sur neuf d’anciens sportifs dits « <em>de haut niveau</em> » reconvertis dans les radios ou les télés à la recherche d’un nom qui a marqué les mémoires, et, si possible, quelques buts. Un <em>consultant</em> est quelqu’un que l’on <em>consulte</em>, un peu comme chez le toubib. Sauf que les honoraires du consultant dépassent très légèrement ceux du preneur de tension. Est-ce une injustice ? Le consultant, lui, sait de quoi dont il parle. N’en lui voulons pas si la langue qu’il pratique micro ouvert comme pendant les pauses publicitaires nourricières s’écarte régulièrement du chemin académique tracé dans les classes de soutien individualisé de français, entre le CE1 et la 3<sup>ème</sup> professionnelle.</p>
<p>Soyons francs. Le sportif ne peut atteindre le haut niveau dans toutes les sphères. On lui apprend à se servir de sa tête, OK, mais pour expédier le ballon au fond des filets (à défaut, dézinguer un rital irrespectueux en finale de Coupe du Monde) ; pour ce faire, l’intérieur doit rester stable, avec un minimum d’intensité électro-magnétique. Un sportif qui pense hypothèque gravement sa carrière. Au moment de tirer un pénalty, Ribéry ou Malouda calculent-ils la trajectoire du ballon dûe à sa possible résistance dans l’air, s’interrogent-ils sur la teneur des vociférations du clan d’en face faisant ouvertement allusion à leurs pratiques sexuelles ?</p>
<p>Non. Simplement, comme tout sportif de haut niveau qu’il est, il choisit un côté. S’il hésite trop, il a de fortes chances de tirer sur la barre, ou pire, directement dans les bras du goal, qui, par superstition, garde toujours dans son sac, à côté de sa bouteille d’eau vitaminée indétectable et de ses gants double-adhérence, le « <em>Qu’est-ce qu’une chose ?</em> » de Martin Heidegger chez Presses Pocket.</p>
<p>Je me garderai bien de mettre tous les consultants dans la même musette. Luis Fernandez, qui bosse chez RMC avant d’aller piger sur Orange Sport, a fait beaucoup de progrès dans son maniement de la syntaxe, et son vocabulaire atteint désormais les 500 mots ; ça suffit largement. Je ne parlerai pas de Daniel Herrero, le <em>Che</em> toulonnais aux cheveux blancs et au bandeau rouge dont le style flamboyant nous fait vibrer à chaque match du Quinze de France. Cet homme n’est pas un consultant, c’est un poète. Le Nougaro des mauls, le Baudelaire du cadrage-débordement. Dire que ce type-là jouait talonneur. A tous les coups il devait emporter de quoi bouquiner dans les mêlées. « <em>Crouch, touch, pause, engage</em>… »</p>
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		<title>Anglophobe</title>
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		<pubDate>Sun, 17 May 2009 12:32:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Phil</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd’hui le mot « anglophobe » m’interpelle. C’est quelqu’un qui n’aime pas les angles. Il aime que tout soit rond, ou ovale, et enrage au fond de lui-même que le foot et le rugby nous viennent d’outre-Manche. Comme qui dirait des anglures, des rosbifs. Ces gens-là ne sont pas comme nous. D’abord, ils roulent du mauvais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><!--[if gte mso 9]><xml> <w:WordDocument> <w:View>Normal</w:View> <w:Zoom>0</w:Zoom> <w:HyphenationZone>21</w:HyphenationZone> <w:PunctuationKerning /> <w:ValidateAgainstSchemas /> <w:SaveIfXMLInvalid>false</w:SaveIfXMLInvalid> <w:IgnoreMixedContent>false</w:IgnoreMixedContent> <w:AlwaysShowPlaceholderText>false</w:AlwaysShowPlaceholderText> <w:Compatibility> <w:BreakWrappedTables /> <w:SnapToGridInCell /> <w:WrapTextWithPunct /> <w:UseAsianBreakRules /> <w:DontGrowAutofit /> </w:Compatibility> <w:BrowserLevel>MicrosoftInternetExplorer4</w:BrowserLevel> </w:WordDocument> </xml><![endif]--><!--[if gte mso 9]><xml> <w:LatentStyles DefLockedState="false" LatentStyleCount="156"> </w:LatentStyles> </xml><![endif]--><!--[if !mso]><span class="mceItemObject"   classid="clsid:38481807-CA0E-42D2-BF39-B33AF135CC4D" id=ieooui></span> <mce:style><!<br />
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<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Comme qui dirait des anglures, des rosbifs. Ces gens-là ne sont pas comme nous. D’abord, ils roulent du <em>mauvais</em> côté de la route. Ils bouffent n’importe quoi avec de la sauce à la menthe et parlent à l’envers. Et surtout, cornegidouille, ils nous colonisent le Périgord, le Quercy, la Lomagne, le Lauragais et toutes nos belles provinces françaises du sud-ouest en rachetant des pierres en ruine pour une poignée de shillings. De connivence avec quelques maçons portugais, sans se soucier du pléonasme, ils bâtissent sans vergogne des manoirs prétentieux où les <em>landladies</em> s’invitent entre elles en se goinfrant de <em>scones</em> autour d’une théière géante enrobée d’un tricot vert et mauve dont le ridicule dépasse les limites de l’entendement&#8230;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">A l’école, leurs gosses nous foutent la honte ! Ces petits cons sont bilingues, et nos valeureux instits, qui ont dû se former illico presto à la langue de Wilkinson en téléchargeant illégalement la discographie complète de Sir Elton John, doivent essuyer les quolibets sournois des têtes rouquines guettant le moindre défaut d’élocution !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Et que dire de l’invasion perfide de notre belle langue, dans nos medias, sur nos panneaux publicitaires, jusqu’au cœur de nos entreprises, dont le <em>management</em> , le <em>turnover</em>, le <em>sponsoring</em>, sont devenus incontournables ! On ne peut même plus se balader sur la toile sans tomber sur du <em>spam</em>, des <em>logs</em>, des <em>blogs</em>, des <em>blorks</em>, des <em>smirks</em>… je sais pas moi ! Y en a marre ! Trop c’est trop ! Si ça continue je vais demander la nationalité québécoise. Et pan ! Suppression de tous les termes anglo-saxons du vocabulaire, interdiction de jacter le grand-breton en public sous peine de travaux forcés à perpète, dissolution dans l’acide de la liste des verbes irréguliers ! La manière forte ! Ensuite, niveau 2 : réquisition immédiate de tous les relais-châteaux abreuvant les propriétaires des Rolls-Rover de nos nectars millésimés, de toutes les auberges rurales collabo offrant le lit et le petit-dèj aux descendants dégénérés de Jean-sans-Terre, expropriation massive des occupants au teint pâle et aux ratiches proéminentes des territoires acquis de haute lutte lors de la Guerre de Cent Ans, restitution de Jeanne d’Arc en état de marche, destruction massive des cassettes, vinyls, CDs, mp3, mp4, mp12, des brailleurs mancuniens, des psychopathes londoniens, des faux-frères new-yorkais et texans, de toutes celles et de tous ceux qui nous ont empoisonné la cervelle et la moelle pendant des lampadaires, ou des lustres, m’en fous ! <em>GO TO HELL !!!</em> FAUT TOUT CRAMER !!!</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Bon. On se calme. Allez, je vais me mettre un disque de Georges Moustaki.</p>
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		<title>All You Need Is Love</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Apr 2009 14:15:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Phil</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[Ça commence par les premières mesures de « La Marseillaise » : Po-pom-po-pom-pooom-pooom-pooom-poooooooooom… Mais ce n’est pas « La Marseillaise ». C’est… c’est… « All You Need Is Love ». Yes! Vous le saviez! Trop fort. Créé par Lennon et Mc Cartney à la fin des années soixante, c’est l’hymne à l’amour des Fab Four, en cette queue de comète du Flower [...]]]></description>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span lang="EN-GB">« All You Need Is Love ». </span>Yes! Vous le saviez! Trop fort.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Créé par Lennon et Mc Cartney à la fin des années soixante, c’est l’hymne à l’amour des Fab Four, en cette queue de comète du Flower Power californien, celle qui a embrasé l’été 67 et qui n’en finit pas de répandre ses parfums d’encens au gazon jusques-z-aux confins du vieux continent.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Papé du clip, le scopitone : happening  psyché-bordélique et joyeux où les musiciens costumés jouent au milieu du public, images dévorées des yeux sur le téléviseur en acajou où cette damned couleur se fait attendre. « Love, love, love… » Ce n’est certes pas ma chanson préférée de la bande des 4, mais elle possède un charme tout particulier, un air du temps, un brin, pour ne pas dire une belle touffe de naïveté dont seule cette fin des sixties pouvait nous gratifier. Insouciance, légèreté, adolescence sans plomb.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Et cible idéale de plusieurs générations de caricaturistes pour qui le « baba cool » ne peut apparaître que sous les traits crétins d’un barbu-chevelu au sourire béat grignotant ses carottes bio, traînant ses pataugas dans la chèvrerie où quelques mouflets se trimbalent à poil. Et il suffit que le mec fasse un V avec les doigts pour que tout le monde se marre. « Et il est où ?&#8230; Et il est où ?&#8230; Et il est où le peace-and-love la-la-la-la… » Sûrement pas dans la ceinture de dynamite de celui-ci sur un marché de Bagdad, ni dans la lettre de licenciement de celle-là qui a passé trente ans à vérifier des pneus, ni dans le chargeur de la  Kalach’ du pirate somalien, ni dans le regard du grand patron qui doit renoncer à ses stock-options…</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Rideau. « Tu vois pas qu’on s’aime pas », chantait déjà Souchon dès la fin de la décennie suivante. Le constat pas aimable. L’anti-fraternitude. Déprimées, réprimées, comprimées, les personnes sont devenues des individus. All you need is… money ? jobs ? stars ? sex ?&#8230;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Le besoin d’amour est toujours là. Dieu l’avait compris avant tout le monde. Mais impossible de le joindre, son portable est toujours occupé. Je vous dis pas la tonne de messages sur le répondeur. Alors il nous reste quelques restes. En avant pour une balade magique et mystérieuse sur le toit du bus bariolé, la machine à remonter le temps vous emmène au pays des sous-marins jaunes. « It’s easy… »</p>
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		<title>Baloche</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Apr 2009 13:04:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Phil</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd’hui le mot « baloche » m’interpelle. A l’instar de « clope » et selon les occurrences ou les régions, le terme est hermaphrodite. Au masculin, on pourrait penser qu’il désigne l’évènement, à savoir le bal en lui-même, la « date », comme on dirait maintenant. Au féminin, « la baloche » devient beaucoup plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui le mot « baloche » m’interpelle. A l’instar de « clope » et selon les occurrences ou les régions, le terme est hermaphrodite. Au masculin, on pourrait penser qu’il désigne l’évènement, à savoir le bal en lui-même, la « date », comme on dirait maintenant. Au féminin, « la baloche » devient beaucoup plus général : on fait « la baloche », l’activité est prise dans sa globalité, d’où ses dérivés, « balocher » et, bien entendu, « balochard ».</p>
<p>Je viens de me relire ; je devrais peut-être arrêter de consulter Wikipedia, ça déteint vraiment trop sur mon style.</p>
<p>Le balochard est un routard du week-end. En guise de valoches, il traîne son « matos » avec lui. Au début, il peut se compromettre dans un orchestre de « biniou » ou faire des « remplas », histoire d’accumuler un pécule substantiel qui lui permettra de s’offrir bientôt l’instrument ou l’ampli de ses rêves. Il descendra/montera alors à Toulouse, chez Baron ou chez Feuillet, acquérir l’objet précieux possédé jusque là par les artistes punaisés sur les murs de sa chambre.</p>
<p>Au fur et à mesure des « répés », le balochard améliore sa technique, tout en s’acoquinant avec les autres membres du groupe, jusqu’à tisser des liens qui, autrefois, ne se formaient qu’à l’occasion du Service Militaire. En fait, les correspondances avec le monde sportif ne sont pas exagérées, dans la préparation, le travail individuel et collectif, y compris dans l’aspect un tantinet macho, notamment dans les orchestres ne comportant ni chanteuses, ni danseuses.</p>
<p>L’instant précis où l’on grimpe dans le car ou le camion frise le jouissif. L’aventure commence, on a tous une histoire à se raconter, un morceau ou un groupe qu’on a découvert durant la semaine, une grosse vanne ou une simple confidence. Au bout de quelques heures, on finit par arriver dans un bled qui figure péniblement sur la carte d’Etat-Major, après avoir suivi, non sans une certaine fierté partagée, le jeu de piste de nos affiches grand format.</p>
<p>Mon premier orchestre s’appelle « Jean-Pierre Anins ». Aucun des musiciens n’est doté de ce patronyme, c’est un nom créé de toutes pièces, mais l’autochtone du Comité des Fêtes local l’ignore. Ce dernier vient à notre rencontre tandis que nous déchargeons le matériel aux abords du chapiteau ; il veut parler au chef : « Jean-Pierre Anins, c’est qui ? » On se marre en douce en s’interpelant les uns les autres : « Hé, Jean-Pierre, t’as pas vu Jean-Pierre ? » « Si, il est dans le bus, avec Jean-Pierre ! »</p>
<p>Le matos monté, on fait la « balance » : réglage de tous les détails du son et des lumières ; on en profite parfois pour revoir la mise en place du dernier morceau qu’on vient d’intégrer au répertoire. Avant-goût du spectacle du soir, dont profitent quelques adolescentes rieuses venues dévisager les « musicos ». Nous, sur l’estrade, on joue les « pros », concentrés comme des bêtes sur notre prestation, tout en les matant du coin de l’œil. Un balochard ne « drague » pas, il se fait désirer.  « OK. C’est bon, allez, on va manger. Rendez-vous à toutes et à tous dès 21h. » C’est le pied !</p>
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